Bonjour Monsieur,
J'ai travaillé pendant 8 ans dans une entreprise en CDI en tant que secrétaire.
En janvier 2010, suite à une mauvais ambiance avec le nouveau commercial, (son comportement envers moi, était limite du harcèlement moral (reproches, remises en cause sans cesse de mon travail…), suite à quoi j'ai été en arrêt maladie pendant 1 mois. Nous avons avec mon employeur dû mettre fin à mon contrat de travail.
J'ai eu un entretien d'embauche la semaine dernière et à la question « Pourquoi avez-vous quitté votre dernier emploi ? » j'ai répondu : « que suite à des différends avec le commercial, nous avons d'un commun accord avec l'employeur de mettre fin à mon contrat ».
Le recruteur m'a répondu : « ça devait être un sacré différend !» et là je n'ai pas su quoi répondre.
Pourriez-vous me donner des conseils pour répondre à cette question qui je sais me sera posée à chaque fois ?
Je vous remercie de votre réponse
Cordialement
Samira
Ma réponse :
Bonjour Madame,
Ce sujet est délicat car répondre sur une fin de contrat pour des raisons de mauvaise entente (même justifiée bien entendu comme cela semble être le cas avec vous) peut créer un doute sur les raisons du différend, sur les risques que cela puisse se reproduire, etc. Et le doute ne bénéficie jamais aux candidats !
Je vous conseille sur ce point de trouver une réponse plus neutre qui mettrait par exemple en avant les difficultés économiques de l'entreprise, ou une évolution de poste imposée et tournée vers le commercial (alors que vos compétences sont ailleurs)…
Bien évidemment il s'agit là d'un arrangement avec la réalité mais tant que vous êtes honnête sur ce pour quoi on vous embauche - c'est-à-dire vos compétences, la réalité de vos expériences, les contours de votre personnalité et votre réelle envie pour le poste - le reste est franchement secondaire. C'est par ailleurs une situation que vous avez subie, vous devez éviter la "double peine" qui consiste dans le cas d'une trop grande franchise à vous condamner pour les raisons évoquées au début de cette réponse.
/// Soyez zen, rassurez votre interlocuteur avec une version "non handicapante" pour vous et communiquez sur ce cocktail qui fait votre valeur ajoutée : expérience + compétences + connaissances + qualités humaines et envie !
Je vous souhaite bonne chance et bon courage dans vos démarches, gardez surtout confiance en vous et tenez bon le cap.
Bien sincèrement,
Gilles Payet






Bonjour Mac,
A vrai dire, pardonnez-moi mais je ne suis pas certain d'avoir compris votre situation exacte.
Il me semble tout à fait ahurissant qu'une entreprise licencie qqn pour les motifs que vous évoquez : demander le contenu de la part variable de son salaire ! Je ne comprends pas. Cela ressemble fort à une explication fallacieuse.
Vous êtes-vous à ce propos posé la question d'autres raisons qui auraient motivé ce licenciement ? Savez-vous par exemple comment a évolué le poste après votre départ (remplacement interne ou externe) ? Vous pouvez en effet (hypothèse réaliste car courante) avoir été victime du placement d'une personne proche de quelqu'un de pouvoir de votre entreprise.
Sachez en tout cas qu'en l'état ce ne sont évidemment pas des causes réelles et sérieuses et une action prud'homale aurait raison très facilement d'une telle décision, purement illégale.
Ceci étant précisé, et pour répondre à votre question, personnellement j'évoquerais un accord négocié (qui a donc pris la forme d'un licenciement) suite à une réorganisation du service. Accord qui vous arrangeait à l'époque car vous souhaitiez orienter différemment votre projet professionnel (à vous de préciser ici comment et pourquoi), d'où votre présence aujourd'hui à ce recrutement (expliquez en quoi celui-ci répond à votre projet pro, rebondissez sur votre projet pour cette nouvelle entreprise, son poste, votre interlocuteur !).
Cette explication relativement simple à présenter et à défendre doit normalement suffire à votre interlocuteur.
Gilles Payet
Rédigé par : Gilles Payet | 06 juillet 2012 à 10:13
Merci Murielle de votre aide!
J'ai déjà parfaitement intégré vos conseils dans ma démarche, d'autant que:
*dénigrer n'est pas dans ma nature, et que cette expérience a été réellement intéressante; j'y ai cru jusqu'au bout! Ce que je mentionne très volontiers pour tenter de changer de sujet et démontrer que ce point n'a pas entaché ni mon investissement ni ma motivation;
en vain...
J'ai l'impression de passer pour le benêt de service
*même en restant attentif à ne pas utiliser ces mots qui fâchent: "problème (relationnel)" "désaccord (majeur)", mes interlocuteurs lancent des regards dubitatifs voire enfoncent le clou par un "c'est à dire?" ou "mais encore?" assassin
*j'ai eu tenté l'idée du manque de visibilité, la réaction a été cinglante "attendre tout ce temps pour se réveiller?"
Je suis navré de m'épancher sur vos écrans, mais je ne parviens pas à sortir de cette impasse ...seul
Rédigé par : mac | 06 juillet 2012 à 00:00
Bonjour Mac
Je ne suis pas experte pour répondre à votre problème. En général il ne faut pas dénigrer son ancien employeur, ne pas parler de problème relationnel.
Un article sur l'explication de son licenciement http://www.keljob.com/conseils-emploi/chercher-un-emploi/conseils-entretien-dembauche/expliquer-son-licenciement-a-un-recruteur-5-erreurs-a-ne-pas-faire.html#xtor=EPR-351-[325]
Une idée qui me vient : les objectifs n'étaient pas clairement définis, ce qui fait que je ne savais pas ce qu'on attendait de moi.
Rédigé par : Murielle | 05 juillet 2012 à 19:09
Bonjour,
Les hasards de l'internet m'ont porté jusque sur vos pages
Vous l'imaginez aisément, la thématique développée dans votre article est au cœur de la problématique que je cherche à résoudre...
Licencié pour avoir commis un crime de lèse majesté: j'ai eu l'audace de demander une présentation de ma rémunération variable, information qui n'avait toujours pas été clairement exposée, plusieurs mois après mon embauche
Naïveté diront certains
Sans doute...
Mon patron attendait que je fasse mes preuves d'abord, pour finalement considérer ma demande comme une attitude de défiance inadmissible
Aujourd'hui, et malgré plusieurs entretiens en short list -je devrais m'estimer heureux?- rien n’aboutit
Cette fameuse question sur les motifs de mon licenciement est toujours aussi pénible
Le pire, les performances chiffrées RÉELLES, démontrées et vérifiables jouent en ma défaveur; j'imagine la question qui germe dans l'esprit de mes interlocuteurs: "qu'est ce qui a bien pu conduire son précédent employeur à virer un collaborateur pareil, plutôt que de lui payer ses primes?"
Comment sortir de cette ornière?
JE N EN PEUX PLUS..
j'aimerais simplement pouvoir tourner cette page
aller de l'avant...
Vos conseils sont les bienvenus
Rédigé par : mac | 05 juillet 2012 à 00:19
Merci pour votre témoignage Céline :0) qui donnera j'en suis sûr confiance à d'autres personnes dans votre cas !
Gilles
Rédigé par : Gilles Payet | 20 juin 2012 à 19:03
Bonjour Gilles,
j'ai décroché le poste dont je vous ai parlé en avril et je continue à évoquer la raison économique car j'enchaîne des missions courtes hélas donc votre intervention me sert toujours! au bout de 2 entretiens déjà je me sentais plus à l'aise, à force d'expériences mon cdi passera plus incognito. Grâce à vous, j'ai repris confiance en moi car cette rupture amiable m'a fait rater une mission intéressante dans l'aéronautique m'étant plantée ouvertement à la fameuse question à 1000€. Maintenant je cloue le bec des recruteurs fouineurs qui me posent toujours la même question, je ris intérieurement tellement ils manquent d'originalité et là c'est moi qui mène le jeu car mon discours est bien rodé, ce sont eux qui ne savent plus quoi dire :o)
Rédigé par : céline | 20 juin 2012 à 18:07
Votre explication de la réduction de poste est très bien Céline. Foncez !
Gilles
Rédigé par : Gilles Payet | 25 avril 2012 à 18:53
Bonjour Gilles,
Je vous remercie de votre gentillesse. Vous êtes un expert sur le sujet :o)
Le but est effectivement de tourner court en noyant le poisson et de recentrer l'entretien sur l'essentiel (compétences..). J'ai donc bûché sur la question suite à votre message.
Après une présentation de mon parcours, la question piège m'a été reposée. J'ai adapté votre réponse pour rester cohérente suite à ce que j'avais dis auparavant. J'ai évoqué la réduction de mon tps de travail imposé par mon employeur pour cause financière. Suite à mon refus nous avons convenu ensemble d'une rupture conv. Vu que j'étais à tps partiel, la personne a compris et n'a pas cherché + loin. qu'en pensez-vous?
c'est déjà une ptite victoire car j'ai été recontactée ce matin même, ma candidature a été envoyée pour une mission, j'espère la décrocher! dur dur le tertiaire en ce temps de crise, faut se battre pour réussir dans cette jungle!
Je vous tiens au courant. Merci à vous. Céline
Rédigé par : céline | 25 avril 2012 à 12:24
Bonjour Céline,
Je vous suggère d'évoquer les raisons économiques :
"Mon patron m'a expliqué que la situation de l'entreprise ne lui permettait pas de conserver mon poste. Il m'a donc proposé un règlement à l'amiable et j'ai accepté".
Cette explication est neutre et technique, elle sera comprise et acceptée (bcp de difficultés économiques pour tout le monde actuellement) par la plupart de vos interlocuteurs : quoi dire en effet après cela ?
Bon courage et bonne chance pour votre entretien de mercredi Céline :0)
Gilles Payet
Rédigé par : Gilles Payet | 24 avril 2012 à 18:08
Bonjour, j'ai le même souci. j'ai signé une rupture conventionnelle à mon initiative après 2 ans de loyaux services, je suis secrétaire également. J'avais des remarques rabaissantes répétées sur mon travail alors que je travaillais en totale autonomie, adepte du système D et de prise d'initiative. le BTP est un secteur machiste, dans cette société malgré un caractère affirmé je n'arrivais pas à m'imposer, mes patrons me tutoyaient et me parler comme si j'étais une vulgaire chaise. Puis un jour il y a eu la goutte. j'ai reçu des menaces+insultes d'un de mes employeurs. j'étais contrainte de partir. en 6 mois j'ai eu un seul entretien et la question de mon départ m'a été posée. à chaque fois que je m'inscris dans une agence d'intérim ils veulent savoir le pourquoi. J'ai évoqué que mes conditions de travail s'étaient progressivement dégradées et que je souhaitais travailler dans un environnement plus stable c'est pourquoi j'étais partie à l'amiable mais encore ce matin la personne voulait encore plus de détails. demain j'ai un entretien dans cette même agence d'intérim et j'ai peur d'avoir encore à me justifier surtout que j'ai expliqué que c'était une TPE donc l'excuse de l'évolution de poste imposée ne va pas marcher dans mon cas. c'est très difficile de parler de cette période douloureuse, je ne souhaite pas enfoncer mes employeurs, ça ne ferait que me desservir et pourtant j'ai l'impression qu'on m'y force en me demandant toujours plus de détails. Si quelqu'un peut m'aider, je vous remercie d'avance. Céline
Rédigé par : céline | 24 avril 2012 à 16:36